« Qui aurait pu prédire la crise climatique ? »Personne ne pouvait l'ignorer, parce que…

29 SEPTEMBRE : EN GRÈVE POUR DÉFENDRE LES SERVICES PUBLICS
LE GOUVERNEMENT NOUS ATTAQUE… LE 29 SEPTEMBRE ON RIPOSTE !
POUR DÉFENDRE LES SERVICES PUBLICS
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE
MARDI 29 SEPTEMBRE
- RDV à 10h au Miroir d’Eau à Nantes
- RDV à 10h30 devant la mairie à St-Nazaire
- RDV à 10h devant la mairie à Chateaubriant
- RDV à 10h30 Place du Ralliement à Angers
- RDV à 10h30 Place Travot à Cholet
L’Industrie et les Services Publics sont indissociablement liés !
L’été prend parfois des tournures de trêve estivale pour les batailles sociales, du moins médiatiques. Pourtant, on ne le dira jamais assez, les luttes sont bien là. Ici contre un accord de modulation, là contre une tentative de licenciement et ailleurs pour la prise en charge intégrale des frais de transport de transport par l’employeur.
Cette période est toujours celle de l’ambivalence : l’envie de partir, de profiter des congés (pour ceux et celles qui ont cette chance !) tout en faisant face aux dépenses d’essence, d’énergies, d’alimentation… Cette priorité, celle de la redistribution des richesses, est portée (et parfois gagnée concrètement) quotidiennement par notre syndicalisme de transformation sociale et d’action directe, par et pour les travailleurs.
Défendre les services publics, c’est défendre l’industrie et inversement. Que ce soit la protection des populations et des moyens d’intervention, la santé, l’éducation, la voirie… La défense de l’emploi et d’une industrie forte au service de la population est une priorité !
Arrêts maladie : médecins et agent·es sous surveillance
Depuis le 1er septembre, une première prescription est limitée à 31 jours et chaque prolongation à 62 jours. Les dérogations devront être spécialement justifiées. Sauf exception, l’agent·e devra retourner auprès du médecin initial pour obtenir une prolongation et conserver sa rémunération. Au contrôle médical existant s’ajoute désormais un contrôle administratif de la présence au domicile. Une absence jugée injustifiée pourra entraîner la suspension de la rémunération jusqu’à la fin de l’arrêt.
Après la rémunération réduite à 90 % et le jour de carence, la maladie est encore traitée comme un coût et les personnels comme des suspects. Plutôt que d’agir sur les conditions de travail qui portent atteinte à la santé, le gouvernement contrôle davantage les agent·es et les médecins.
Là aussi, inadmissible !
Temps partiel thérapeutique : la santé soumise aux nécessités de service
Depuis le 1er août, l’administration dispose de 30 jours pour répondre à une demande ou à son renouvellement. Elle peut imposer un examen par un médecin agréé dès la première demande, puis à tout moment.
Surtout, le temps partiel thérapeutique pourra être refusé ou interrompu au nom de « la continuité et du fonctionnement du service ». Pourtant, protéger la santé suppose d’adapter réellement le travail, sa charge et son organisation. Subordonner cette reprise aux nécessités de service revient à faire supporter aux agent·es les conséquences du manque d’effectifs.
Et pour nos salaires ? Toujours rien !
Le 8 juillet, le gouvernement a confirmé le gel du point d’indice : aucune mesure générale, aucune compensation des pertes de pouvoir d’achat et aucun rétablissement de la GIPA. Dans le même temps, 862 000 agentes et agents ont un traitement indiciaire inférieur au SMIC et ne le dépassent que grâce à une indemnité différentielle. Le gel du point d’indice et l’absence de refonte des grilles écrasent les carrières et appauvrissent les personnels.
Nos droits diminuent, nos conditions de travail se dégradent et nos rémunérations décrochent. Plutôt que d’agir sur le travail, ses moyens et son organisation, le gouvernement privilégie la restriction des droits, le contrôle des absences et la réduction des dépenses.
Solidaires Fonction publique revendique notamment une revalorisation immédiate du point d’indice, l’attribution de 85 points pour toutes et tous et son indexation sur l’inflation.
